Au moins il pleut, artistes variés

C’est l’histoire d’un événement malheureux ; celui de l’incendie de l’immeuble qu’habitait, entre autres dépossédés, le musicien inclassable Jacques Bertrand Jr., alias Cou coupé, alias Jérémi Mourant, alias Le Collège d’ingénierie à l’œil. C’est aussi l’histoire d’une solidarité, c’est-à-dire celle des amis dudit Jacques qui, sous l’impulsion de Navet Confit, lui ont concocté un album hommage-bénéfice. Surtout, c’est l’histoire de notre scène locale, joyeusement dépareillée et bric-à-brac, celle faite d’artistes qui grandissent dans l’idée de communauté, celle dont on s’ennuie particulièrement. C’est une histoire mettant en avant 26 réinterprétations, forcément inégales, parce que faites à la bonne franquette, qui rappellent la poésie caustique derrièreVacher (par Frank Martel et Bob Femelle), Juillembre (par Nicole Carmen Godbout) ou Écrivain musclé (par Urbain Desbois et Louki Mandalian), pour ne nommer que celles-là, issues du foisonnant corpus d’un créateur encore trop peu célébré.

Au moins il pleut

★★★
​Rock

Artistes variés, Indépendant