Parallel, Four Tet

On imagine que la question a hanté Kieran Hebden (Four Tet) depuis le début de la pandémie : danser, ou ne pas danser ? To be, or not to be ? Le maître du house sophistiqué ouvre alors ce nouvel album, Parallel — l’un de deux lancés simultanément le jour de Noël —, avec une composition de 27 minutes invitant plutôt à la réflexion, un thème mélodique, rythmé mais sans percussions, se métamorphosant en cours d’écoute en rappelant les moments plus structurés du Selected Ambient Works, Volume II d’Aphex Twin. Lorsque le compositeur britannique se ressaisit, il nous ramène à un house plus familier, mais édulcoré, tout en retenue : les breakbeatspinçants de Parallel 4, ornés de ce genre d’échantillon de voix féminine souvent entendu dans ses grooves. La dentelle de clochettes et de tablas qui forment Parallel 6 ne déroge pas des habitudes de Four Tet, puis la plus charnue et mélancolique Parallel 8 redonne espoir de retrouver un jour les planchers de danse. Un disque auquel on aura envie de s’accrocher avant le retour à la normale.

Parallel

★★★ 1/2
​Électronique

Four Tet, Text