McCartney III, Paul McCartney

Intarissable Paul. Fascinant McCartney. Dans la vie, il crée. Heureux, il crée. Dans l’adversité, il crée. Mieux, la contrainte le stimule. Dans l’abîme d’après les Beatles, le vide d’après Wings, l’isolement forcé de 2020, il plonge en lui-même et clapote dans ses puits sans fond. Depuis quand n’avions-nous pas eu de jam aussi inspiré que Long Tailed Winter Bird ? Depuis quand n’avions-nous pas eu d’airs acoustiques aussi immédiatement adorables que ce Kiss of Venus ? Paul a tant de bonnes idées, surtout quand aucun réalisateur à la mode ne s’en mêle : l’instrumentation naturelle, les vieux synthés et les échantillonnages qui s’entrelacent, les vocalises en falsetto qui lui rajeunissent le timbre et ces mélodies qui surgissent de partout (Seize the Day, merveille) ! Cet album est une expérience à la McCartney, à la fois familière et déconcertante. Épaté et ravi nous sommes, une fois de plus. Un bémol ? On se serait passé de la foule de configurations disponibles : rançonnage de collectionneurs.

Écoutez Kiss of Venus

McCartney III

★★★★

Paul McCartney, Capitol/Universal

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