Oh ! Pardon tu dormais…, Jane Birkin

Il était écrit qu’ils travailleraient de concert. Déjà, le bel Étienne avait lové ses musiques aux voix de Sylvie, Françoise, et autres Dani, allant jusqu’à oser la scène avec Jeanne Moreau. Mais pour en arriver à collaborer avec Jane l’« ex-fan des sixties petite baby doll » chère à « Cherge », c’est par ses filles Charlotte et Lou que la rencontre Daho-Birkin a eu lieu. Jane avait parlé de son enfance dans ses premiers textes mis en chanson (Enfants d’hiver, en 2008), elle était prête à évoquer les épreuves des dernières années, forte de sa pièce de théâtre intitulée, comme l’album, Oh ! Pardon je dormais. Dans l’écrin d’Étienne, arrangements somptueux et musiques tendres sans lourdeur, Jane trouve les mots pour parler de la mort de sa fille Kate (« Enfant bénie, vide sidéral / À l’institut médico-légal », dans Cigarettes), mais aussi faire l’inventaire des amours mortes (retenons Telle est ma maladie envers toi, très Kinks dans le genre). Thérapie pas triste. Écoutez les jeux interdits​

Oh ! Pardon tu dormais…

★★★★
Chanson

Jane Birkin, Kachalou/Barclay/Universal