Millepertuis, Après l’asphalte

Le millepertuis perforé (Hypericum perforatum) est une fleur jaune reconnue pour ses vertus antidépressives et anti-inflammatoires. D’emblée, on voit où le quatuor folk-punk, signataire d’un émouvant premier mini-album il y a deux ans (Glitters et poussière), veut nous emmener. Avec lui sur le chemin de la guérison. Mais attention, sur le chemin seulement. Car ce n’est visiblement pas tant la destination qui importe que l’effort pour s’y rendre. Mots galvaudés, certes. C’est pourquoi il est bien d’avoir quelque chose comme les pièces mi-glam mi-trad sur Millepertuis pour présenter le propos d’une plus belle façon. Et quand Gabriel Lapierre hurle « toé, t’es ton propre fucking diamant » sur la pièce Iceberg, on y croit presque, qu’un jour ça va bien aller. À condition qu’on se bouge un peu (Drapeaux). Entraînant et bon enfant malgré une certaine violence, ce folk à gros tempo livre son message. Malheureusement un peu moins lors des duos.


Millepertuis

★★★
Folk

Après l’asphalte, indépendant