Solfeggio, Hélène Brunet, L’Harmonie des saisons, Eric Milnes

Il y a quelques semaines, nous commentions favorablement le CD Luce e Ombra de la solaire Myriam Leblanc, chez Analekta. Solfeggio se distingue par la présence d’un orchestre complet d’instruments anciens et par le type de voix. Hélène Brunet est un soprano très chaleureux, opposé sur le spectre vocal à Myriam Leblanc. Dans la sphère Bach, Hélène Brunet serait « soprano II » quelque part entre le timbre angélique du soprano I et de la contralto à laquelle sont dévolus les airs de déploration. Le programme est un tapis rouge pour le déploiement de ce timbre superbe et enveloppant. Les défis techniques bien maîtrisés se nichent dans les vocalises de l’air de Vagaus (plage 6) du Juditha triumphans de Vivaldi, précédé par un récitatif trop placide qui ne gagne pas à être accompagné par le seul clavecin. Le meilleur du disque se trouve dans les airs dans lesquelles la voix d’Hélène Brunet se déploie avec placidité sans heurts ni contraintes. Elle se fait plaisir à ce titre dans la section consacrée à Bach et se pose en consolatrice de l’âme.

Solfeggio

★★★ 1/2
​Classique

Hélène Brunet, L’Harmonie des saisons, Eric Milnes, Atma ACD2 2808