Johann Sebastian Bach, Variations Goldberg, Lang Lang

Quelqu’un peut-il dire à Lang Lang que les Variations Goldberg n’ont pas été composées par Robert Schumann en plein délire cyclothymique ? Tout cela est effondrant. Déjà, il faut arriver au bout de cette horreur, mais en plus il existe une version « Deluxe » comprenant en bonus un concert encore pire que la version studio, car, sur un piano clinquant, le petit tic de décaler légèrement les deux mains pour appuyer les effets y est exacerbé. Les Goldberg de Lang Lang débutent là où finissent celles de Glenn Gould : sur une Aria extatique. Comment envisager de cheminer en partant de la fin ? Au long du parcours il y a une volonté de juxtaposer, voire de mêler, contrepoint pilonné avec une sorte de retenue « clavecinistique » (Var. VII) et moments de pâmoison qui amènent l’auditeur au bord de la nausée (Var. III). Lang Lang reste évidemment un excellent pianiste, mais il a voulu fabriquer un produit à partir de sources d’influences incompatibles. Et dire que pour un CD de Kolesnikov, il va s’en vendre 100 ou 1000 de cette pédanterie ! 

Johann Sebastian Bach

★ 1/2
Classique

Variations Goldberg, Lang Lang, DG B003244402