Wall of Love, Night Lunch

Bien que le « marché » soit pour ainsi dire saturé, il reste toujours un peu de place dans l’arène soft-rock anglo locale, particulièrement si c’est pour que les projecteurs mettent un peu de lumière sur le combo nommé Night Lunch, évolution des défunts Marlees et Baked Goods. Plus imaginatif que Tops ou Men I Trust, par exemple, Night Lunch fait, selon ses dires, dans la « creep pop ». Le descriptif doit vouloir renvoyer à l’aspect très nocturne (synthétiseurs et claviers enjôleurs, voix de crooner, ambiance mystérieuse) de l’œuvre. Toutefois, le qualificatif « creep » devrait être réservé à ces chanteurs mielleux qui frôlent la proposition indécente (Connan Mockasin, par exemple). Ce « mur d’amour » est, lui, plein de candeur et de fascination naïve pour la beauté d’un refrain bien construit, d’une parfaite mélodie pop efficace. Même si la recette a peut-être encore un peu besoin d’élagage, on croque dans Night Lunch.  


Wall of Love

★★★ 1/2
​Indie pop

Night Lunch, Celluloid Lunch