Ron Sexsmith, Ron Sexsmith

Se rappelle-t-on l’unanimité des échos autour de ce Ron Sexsmith ? C’était en 1995, le jeune gars de St. Catharines se voyait bombardé héritier des grands singer-songwwriters canadiens, voire nord-américains : Elton John le parrainait, Elvis Costello l’encensait. Vingt-cinq ans et une bonne quinzaine d’albums plus tard, le prolifique mais un peu terne Sexsmith, sans jamais vraiment décevoir, n’a jamais concrétisé les espoirs de gloire, et c’est sans doute tant mieux pour lui. Sexsmith a plutôt été (et continue d’être) unHarry Nilsson sans les excès, un artisan aux chansons de qualité sans éclat. Cette réédition en vinyle 180 grammes permet de mesurer l’écart : toutes les chansons resplendissent, et l’on mesure à quel point la réalisation de Mitchell Froom et Daniel Lanois éclairait les mélodies. Manque There’s a Rhythm (reprise) à la fin, par caprice du créateur, lequel a toujours regretté que l’album ne s’achève pas sur Galbraith Street. Et tant pis pour les unanimes. Écoutez Secret Heart​

Ron Sexsmith

★★★★
​Réédition

Ron Sexsmith, Universal (vinyle)