Deadbeat Meets The Mole, Deadbeat and The Mole

La pandémie aura au moins eu ça de bon : collègues et amis depuis deux décennies, les ex-Montréalais établis à Berlin Scott Monteith (Deadbeat) et Colin de la Plante (The Mole) ont enfin réalisé ce qu’ils n’avaient jamais eu le temps de faire auparavant : un album en duo. On reconnaît leurs allégeances house dès I’d Rather be Lonely, amalgame de l’éclectisme joyeux de The Mole et des influences dub de Deadbeat qui rappelle le bon vieux The Orb. Mais, rapidement, le duo confiné s’amuse à explorer des styles et des rythmiques auxquels on les associe moins ; Keep On Going On est encore très dub, mais cette fois dans l’esprit du trip-hop des années 1990 — pensez aux labels Mo’Wax, Cup of Tea, Big Dada. C’en est nostalgique : la superbe et moelleuse Farfisa Hoser Hymnal, les breaks langoureux de Rollin Heavy in the Spielplatz, le groove paresseux et enfumé de Piano for AI and Bass from Uncle Scott, le motif hip-hop hypnotique de Return to the Towers assorti d’une ligne de basse qui aurait plu à Andrew Weatherall, le genre de musique dans lequel on a envie de se réfugier.

Deadbeat Meets The Mole

★★★ 1/2
​Électronique

Deadbeat and The Mole, BLKRTZ