Shore, Fleet Foxes

C’est les Fleet Foxes sans les Fleet Foxes, mais les Fleet Foxes quand même, puisque Robin Pecknold a tout fait sans que cela s’appelle un album solo. À la manière d’un Brian Wilson, le chanteur multi-instrumentiste est le moteur créatif du groupe : il écrit, compose, arrange, chante tout, harmonise plein de fois avec lui-même. Les autres seraient là s’il n’y avait pas eu le confinement. N’empêche qu’il se suffit délicatement et somptueusement à lui-même, notre gaillard : on obtient de singuliers bijoux plus que des fresques à la Crack-Up (2017). Mais, plus que jamais, on est charriés par les vagues d’harmonies et les grands flots d’instrumentation : Going-To-The-Sun Road nous emporte au large, puis nous dépose au rivage ; Jara, folk-rock inspirant, est une crête sur laquelle on surfe. Et ainsi de suite. Quinze titres nous entraînent et nous ramènent ainsi. Ce disque est littéralement une suite de marées. Jamais pareilles, toutes bienfaisantes. En numérique seulement, jusqu’à février. Écoutez Going-to-the-Sun Road

Shore

★★★★ 1/2
​Folk-pop

Fleet Foxes, ANTI-