Niccolò Jommelli, Coro e Orchestra Ghislieri, Giulio Prandi

Le Requiem de Niccolò Jommelli (1714-1774), connu comme compositeur napolitain de musiques profanes et d’opéra, a été conçu en 1756. On avait perdu de vue cette œuvre qui, fruit d’une nouvelle édition de la partition, vient de connaître coup sur coup deux enregistrements, celui-ci venant après celui d’Il Gardellino et Pieter van Heyghen chez Passacaille. La notice nous apprend que le Requiem de Jommelli était le plus populaire en Europe jusqu’à l’avènement de celui de Mozart. Le musicologue Raffaele Mellace le décrit en utilisant le qualificatif « intimité lumineuse ». Si l’on abonde dans ce sens, Giulio Prandi, surpasse van Heyghen, que le cadre sonore place dans une ambiance trop réverbérante. Prandi accentue le recueillement par des tempos tenus et plus retenus et l’interpolation de chant grégorien plonge dès le début l’œuvre dans une tout autre ambiance. La qualité des solistes (Sandrine Piau, Carlo Vistoli, Raffaele Giordani, Salvo Vitale), très nettement supérieurs à ceux de van Heyghen, achève de trancher le débat. À connaître.

Écoutez Niccolò Jommelli ― Requiem

Niccolò Jommelli

★★★★ 1/2
​Classique

Requiem, Coro e Orchestra Ghislieri, Giulio Prandi, Arcana A 477