Max Bruch, Orchestre symphonique de Bamberg, Robert Trevino

Connu pour ses Concertos pour violon nos 1 et 2 et sa Fantaisie écossaise, Max Bruch (1838-1920) devrait l’être pour ses Danses suédoises. On ne s’était pas vraiment posé la question des symphonies, car une grande autorité morale, Kurt Masur (Philips), les avait enregistrées et ne nous avait pas convaincu particulièrement. James Conlon (EMI), plus tard, n’avait pas changé ce verdict. Le jeune chef américain Robert Trevino, dont nous vous avons présenté les enregistrements Beethoven (Ondine) la semaine dernière, vient chambouler la perception de l’œuvre symphonique de Bruch. Avec une direction alerte, poétique et attentive servie par une prise de son précise (alors qu’elle était lointaine et floue chez Masur et Conlon), il révèle la beauté et la poésie de ces symphonies héritières de Mendelssohn et de Schumann plongées dans un univers sonore proche de Brahms. Le minutage est enrichi par des extraits symphoniques d’Hermione, de Loreley et d’Odysseus, tous plus beaux les uns que les autres. L’orchestre de Bamberg est un choix parfait dans ce répertoire.  

 

Robert Trevino dirige le Finale de la 3e Symphonie de Bruch

Max Bruch

★★★★ 1/2
​Classique

Orchestre symphonique de Bamberg, Robert Trevino, CPO, 2 CD, 555 252