À perpétuité, Tomy Paré

Mine de rien, Tomy Paré poursuit sa longue marche, sur le bas-côté de la route mal entretenue de la chanson d’ici. Discret mais tenace, il avance, d’album en album. En chemin, entre les voies d’accès barrées, il noue des amitiés, scelle des alliances : Véronique Labbé, Luc de Larochellière. Ce dernier, qui en connaît un bout sur la persistance et la désillusion, lui offre du sur-mesure : « Moi j’ai perdu mes ambitions / Mes rêves de pouvoir et d’empire / Depuis que tu es ma maison / Que tu m’as évité le pire. » Le country folk du valeureux Tomy se prête sans la moindre velléité de modernité à ces constats sans chichi. Le métis amérindien des alentours de Wendake ne connaît que la manière directe, l’amour « pour le meilleur et pour le pire », les accords de base qui donnent du courage. Si le gentil têtu se considère comme « condamné à perpétuité », c’est sa propre sentence qu’il a prononcée : avec la voix douce de ses refrains prêts à étreindre, il prête flanc et va droit devant. À notre rencontre. 

 

Mes ambitions, par Tomy Paré

À perpétuité

★★★
​Folk

Tomy Paré, Propagande (numérique)