Drogue maison, dope.gng

Le duo dope.gng prend du galon sur son deuxième disque, Drogue maison. De l’assurance et de l’audace aussi, dans cette manière qu’ont les rappeurs Yabock et Zilla de pousser leurs voix comme s’ils en découvraient encore le potentiel. Ça donne des contrastes entre voix de tête et strophes grognées sur Drogue maison en ouverture, puis des mélopées trap sur Floating — rappée en anglais et en français plus qu’en « franglais », c’est leur méthode —, des bangers pour planchers de danse façon Bleu Poud et sa rythmique bondissante signée Daysiz du collectif Novengitum, lequel signant la majorité des productions de Drogue maison, comme sur le premier album Fiend paru l’été dernier. Les thèmes (les obsessions ?) du duo demeurent les mêmes : il y est un peu question de relations amoureuses, davantage de party, et surtout de drogues. Toutes sortes de drogues. C’est, à nouveau, le moteur créatif du duo qui, s’il démontre son potentiel en passant aisément de raps rugueux à des grooves plus doucereux — T.Y.E. est une formidable ballade R&B/pop —, devient vite redondant dans ses rimes. Écoutez Pas assez

Drogue maison

★★★ 1/2
​Hip hop

dope.gng, indépendant