L’espace intermédiaire, Mille milles

Une seule pièce, qui dure vingt minutes et deux secondes. Une création composite et fluide à la fois, un bain de bienfaisante beauté — cordes, piano, guitare, claviers — dans lequel des phrases sont plongées. Bribes de messages laissés sur la boîte vocale de
Vincent Legault par Evelyne de la Chenelière. C’est la suite très naturelle du projet Mille milles, d’abord un album éponyme paru la semaine même où le confinement a pris la place du printemps. Le multi-instrumentiste des Dear Criminals (et de Random Recipe) avait envie d’une suite à son film sans film, d’une trame ininterrompue. La pandémie aura fourni prétexte et contexte, il n’y avait plus qu’à laisser la musique épouser sans épousailles le texte ainsi mis en scène. « C’est l’espace intermédiaire qui s’est agrandi, une sorte de vide qui a pris forme et volume », entend-on dire la dramaturge entre les lignes tendrement tendues par Legault au piano. À suivre.

 

L’espace intermédiaire, par Mille milles, avec Evelyne de la Chenelière

L’espace intermédiaire

★★★ 1/2
​Ambiance

Mille milles (Vincent Legault) avec Evelyne de la Chenelière, Simone Records