Zdenek Fibich, Philharmonie d’Ostrava, Marek Stilec

Zdenek Fibich (1850-1900) est plus ou moins resté le compositeur d’une seule œuvre : le Poème, popularisé par le violoniste tchèque Jan Kubelik et nombre de ses successeurs. Coincé entre deux géants, Smetana et Dvorak, Fibich ne mérite aucunement l’éclipse totale. Chez Supraphon, Karel Sejna (en mono) avait tenu à servir son œuvre. Naxos a eu le courage de reprendre le flambeau avec une vaste anthologie : ouvertures, poèmes symphoniques et les trois symphonies. Cette collection nous montre que Fibich a très bien assimilé les leçons de Smetana (1824-1884) et compose une musique immédiatement identifiable comme tchèque. Certes, Dvorak est un génie alors que Fibich reste un excellent artisan, mais il n’y a aucune raison de faire l’impasse sur un autre chantre aussi habile de cette musique aux rythmes contagieux et aux mélodies généreuses. L’ultime symphonie dans ce CD est, pour ce faire, une excellente occasion, d’autant que la version de référence (Albrecht-Philharmonie tchèque, Orfeo) semble difficilement accessible.  

 

Scherzo de la Symphonie No. 3 de Fibich

Zdenek Fibich

★★★ 1/2
​Classique

Philharmonie d’Ostrava, Marek Stilec, Naxos 8.574 120