Voices, Max Richter

Les œuvres du compositeur allemand Max Richter ont souvent été utilisées au cinéma (par Denis Villeneuve notamment, pour Arrival, 2016), leurs enchaînements harmoniques ayant cette faculté de nous inspirer de petits scénarios imaginaires. Voices, son neuvième album, ressemble cependant à une musique de film en quête d’image, tant certaines idées paraissent se chercher une raison d’exister, avec ses (jolies) phrases de piano qui ne disent pas grand-chose, ces nuages de cordes qui tournent en rond. S’appuyant sur la Déclaration universelle des droits de l’homme (récitée dans plusieurs langues sur la version « vocale » du disque y compris aussi la version « instrumentale »), l’inspiration de cet album plutôt triste s’égare dans les timbres soyeux des violoncelles, contrebasses et altos mis à l’avant-plan. Sans surprise, les fans de Richter reconnaîtront la lente grâce de ses mélodies dans le thème (porté d’abord par un chœur, puis les cordes) de All Human Beings en ouverture, et sa façon de suspendre le temps sur Chorale en milieu d’album. Agréable, mais ronflant. Écoutez All Human Beings

Voices

★★★
​Instrumental

Max Richter, Decca