De Sergio Leone à Quentin Tarantino, Ennio Morricone

Déjà la déferlante post-mortem ? Mais non, ce disque était au calendrier des parutions dès mars, dans la foulée du coffret Musiques de films 1964-2015. C’est la pandémie qui a bloqué le Pony Express. Le vinyle nous parvient donc alors que la planète musique pleure encore son Maestro, avec la déchirante plainte de L’homme à l’harmonica pour trame. Qu’obtient-on ? Un pont. Face A, les grands thèmes des westerns sauce carbonara des années Leone. Face B, les thèmes des « westerns » au sens large des années Tarantino : western-karaté pour Kill Bill, western-GI Joe pour Inglorious Basterds, etc. Thèmes le plus souvent empruntés aux véritables westerns des concurrents de Leone, pour lesquels le prolifique génie composait et arrangeait plus vite que son ombre. La passerelle Leone-Tarantino ne résisterait pas au premier dynamiteur venu, mais on avouera qu’en vinyle tout neuf, ces musiques habitent comme jamais les villes fantômes de nos âmes en peine.

 

Ennio Morricone ― Death Rides A Horse

De Sergio Leone à Quentin Tarantino

★★★ 1/2
​Archives

Ennio Morricone, Panthéon / Decca / Universal