Old Flowers, Courtney Marie Andrews

Parfois, c’est vrai. Partout on lit qu’elle a du Joni Mitchell dans les circonvolutions mélodiques, du Linda Ronstadt dans les notes déchirantes, à la fois songwriter de haut niveau et interprète exceptionnelle : c’est indéniable. La danse des références la concernant donne le tournis : il se trouve que tout le monde a raison. Je renchéris. Dès Burlap String, on le constate : ce n’est pas simplement la belle suite naturelle des Honey Life et May Your Kindness Remains, les albums qui ont révélé la folksingerde l’Arizona. Ce disque-ci a beau se jeter comme tant d’autres dans la même rivière aux rives érodées par les larmes, on a l’impression que c’est le premier disque à évoquer les suites d’une rupture amoureuse. Peut-être parce que ce qui a lieu est très, très rare : la douleur traverse les mots, les musiques, sans perte. Aucun filtre. « You can’t water old flowers », dit le refrain-titre. Un post-doc n’expliquerait pas mieux le processus que That’s How You Get Hurt. Tout est dit. Écoutez Burlap String

Old Flowers

★★★★ 1/2
Folk

Courtney Marie Andrews, Fat Possum Records