Lumière noire, Louise Verneuil

Pauline Louise Benattar se fait appeler Verneuil parce que c’est la rue de Gainsbourg. Peut-être fallait-il ça pour sortir du champ trop aveuglant du télécrochet The Voice : l’ombre du beau Serge. La difficulté demeure : comment se distinguer lorsqu’on a des inflexions de Zaz, des allures de Pomme et qu’on voudrait être Melody Nelson ? Elle tente d’être tout, alterne l’anglais et le français, Blue Sunday ici, Nicotine là, voire un Love corail bilingue pour ne pas faire de jaloux, va jusqu’à insérer un peu d’espagnol dans Emerencia. La musique oscille pareillement : intro americana se déployant synth-pop dans Le beau monde, moitié acoustique moitié boucle électro pour L’évadée belle. On hésite pareillement entre adhésion et distanciation, de la même façon que la chanteuse se dévoile un instant (Fugitif) pour mieux se cacher ensuite derrière le « sourire à goût cyanure » de la chanson-titre. Intéressante et insaisissable, Louise de la rue Verneuil. Reste à faire vraiment connaissance. Écoutez Nicotine

Lumière noire

★★★
​Chanson

Louise Verneuil, Mercury / Universal