Bayreuth et Yo-Yo Ma en promoteurs du «streaming» payant

«DG Stage» monte en puissance, avec le début de son Festival de Bayreuth virtuel. Le coup d’envoi est pour samedi avec la très remarquée mise en scène de Barrie Kosky des «Maîtres-chanteurs» (2017), mettant en exergue l’antisémitisme du compositeur.
Photo: Enrico Nawrath Bayreuther Festspiele «DG Stage» monte en puissance, avec le début de son Festival de Bayreuth virtuel. Le coup d’envoi est pour samedi avec la très remarquée mise en scène de Barrie Kosky des «Maîtres-chanteurs» (2017), mettant en exergue l’antisémitisme du compositeur.

Les protagonistes des semaines de juillet et août sont assez stables, avec, évidemment, des propositions variables.

Du côté des offres payantes, sur le « Global Concert Hall » d’Idagio, ce vendredi soir à 20 h, Yo-Yo Ma rend hommage à Ennio Morricone. Le titre ne fait pas forcément le menu, puisque le concert de 60 minutes vendu 9,90 euros ne comprend que trois extraits du compositeur. James Ehnes, qui s’est installé un studio d’enregistrement chez lui, nous livre, samedi, son troisième récital avec, au programme, la 3e Sonate d’Ysaÿe et la 2e Partita de Bach. Dans son périple Beethoven, déjà présenté ici, le Quatuor Miro aborde les Quatuors médians.

« DG Stage » monte en puissance, avec le début de son Festival de Bayreuth virtuel. Le coup d’envoi est pour samedi avec la très remarquée mise en scène de Barrie Kosky des Maîtres-chanteurs (2017), mettant en exergue l’antisémitisme du compositeur. L’opéra est accessible pour 5 euros pendant 48 heures. Cette offre est toutefois à comparer avec les 16 euros demandés par le très sérieux revendeur JPC pour le Blu-ray avec un son 5.1 insurpassable. Dimanche, « DG Stage » diffusera le Tannhäuser de 2019 dirigé par Valery Gergiev avec Lise Davidsen en Elisabeth. Suite le week-end prochain, avec Christian Thielemann dirigeant Lohengrin et Tristan et Isolde.

Samedi à partir de 11 h (heure de Montréal), l’Opéra de Los Angeles propose, à partir de sa production de 2010, un « Ring-o-thon », c’est-à-dire les quatre opéras présentés à la suite (15 heures de musique), hélas en audio seulement. Cette diffusion est préparée par les « réflexions sur le Ring » de James Conlon. Pour être complet, notez que Le Met diffusera (gratuitement) la vidéo de La Walkyrie de Robert Lepage dimanche 2 août prochain.

Les contes de Ma mère l’Oye

Lanaudière poursuit sa révélation d’archives avec deux anciens « Beaux dimanches » : Pierre et le Loup de Prokofiev avec Agnès Grosmann et Kim Yaroshevskaya en 1991 (vendredi) et Gwyneth Jones et l’Orchestre symphonique de Québec en 1988 (dimanche). Samedi : la 2e Symphonie de Mahler par Kent Nagano et l’OSM en 2014. L’OSM diffuse sur son site un concert de 2014, avec Kent Nagano dirigeant l’orchestre en tournée à Cologne dans des œuvres de Ravel, dont Ma mère l’Oye. Les amateurs de cette partition géniale la retrouveront en conclusion du dernier programme de la saison de l’Orchestre symphonique de la Radio bavaroise dirigé par Simon Rattle, alors que Tanglewood la proposera dimanche à 14 h 30 dans le cadre de la reprise d’un concert d’André Previn en 2007. La comparaison sera passionnante. Ceux qui veulent des éclairages sur les enjeux de l’interprétation regarderont la capsule (en anglais) du critique David Hurwitz.

Parmi les festivals du pays, Musiques et autres mondes continue d’alimenter sa chaine YouTube, l’Orchestre de la Francophonie diffuse des classes de Maître et le Festival des arts de Saint-Sauveur mettra en ligne une nouvelle « Solitude partagée » entre un compositeur un danseur, un musicien et un vidéaste. Dimanche dernier nous découvrions le tandem de la chorégraphe Eva Kolarova et la compositrice Maggie Ayotte.

À l’international, on se donne une pause avec Carnegie Hall, qui diffuse Daniele Gatti et l’Orchestre National de France, concert dont Montréal n’a pas voulu en 2016, pour se tourner vers le Festival de Verbier. Tentez de rattraper la soirée Andras Schiff–Quatuor Ébène de jeudi soir. Vendredi, à partir de 13 h, l’artiste en vedette est Daniil Trifonov, alors que dimanche, sera diffusé un programme de florilèges vocaux.

Le magazine Gramophone relaie avec des vidéos son palmarès des meilleurs orchestres de l’année. Tous les finalistes diffusent un concert à raison d’un par jour à compter de ce vendredi. Les propositions sont souvent originales puisque le cycle débute avec les Concertos nos 1 à 3 de Beethoven par Kristian Bezuidenhout et le Freiburger Barockorchester. Samedi, le DSO Berlin juxtapose sous la direction de Robin Ticciati Les élémens de Rebel et Ainsi parlait Zarathoustra.

Pour les amateurs d’opéra, à part Wagner, deux rendez-vous (gratuits) s’imposent. L’Opéra de San Francisco diffuse à partir de samedi 13 h L’affaire Makropoulos de Janáček avec Karita Mattila dans le rôle principal et Jiri Belohlavek dans la fosse, une production de 2010. Le second, dimanche, est le Falstaff de Verdi enregistré à Glyndebourne en 2009 avec Marie-Nicole Lemieux en Mrs Quickly, une très belle production de Richard Jones, dirigée par Vladimir Jurowski. Avant cela, il vous reste vendredi et samedi pour découvrir un Barbier de Séville avec Danielle de Niese en Rosine.