Hate for Sale, The Pretenders

Agressivité accumulée. Le faux départ précipité de la chanson-titre le hurle : on avait urgemment besoin d’une bonne raclée de rock dans ce qui nous reste de masse musculaire. Revoilà donc les Pretenders, fin soixantaine fâchée, qui nous flanquent ça comme s’ils étaient sur une scène de club, à portée de postillons. Du rock équarri vite fait bien fait dans le garage. Et elle qui chante. On ne le savait plus, mais on avait très envie de retrouver Chrissie Hynde, hargneuse et tendre à la fois, encore et toujours la Nancy Sinatra du Londres punk : on la retrouve presque avant les Pretenders, on croirait entendre The Damned, le groupe dont elle a bien failli être la chanteuse dans ses bottes (cloutées) faites pour marcher. Écoutez-moi I Don’t Know When to Stop, si rude qu’on en a des échardes dans les oreilles. Recevez dans le plexus fuzz façon Electric Prunes de Junkie Walk, riff brutal et répétitif, pas original pour deux sous. Geste fondateur du rock. Vlan dans le gras, et que le méchant sorte ! 

Écoutez Hate For Sale

Hate for Sale

★★★★ 1/2

The Pretenders, BMG