Ludwig van Beethoven, English Chamber Orchestra, Michael Tilson Thomas

Là, Sony ne l’indique pas, mais, pour le coup, c’est la première parution en coffret (LP ou CD) de cette intégrale. Réaliser la première intégrale avec un orchestre de chambre, c’est-à-dire revenir aux « dimensions de Beethoven » : beau projet, mais « non-événement » infine. Trois problèmes. La Pastorale gravée en octobre 1978 fut un de ces enregistrements analogiques qui n’intéressaient plus guère quand le « DDD » arriva. Quand, en 1982-1986, MTT paracheva l’intégrale, la réduction des effectifs intéressait les mélomanes, mais l’attention était détournée par les instruments anciens et la pratique historiquement informée. Enfin, les ingénieurs de Columbia n’ont jamais compris l’enjeu. Au lieu de jouer l’allègement, ils ont capté l’orchestre de près pour le grossir. Alors, oui, on a beaucoup de détails, mais cela aurait pu être beaucoup mieux, plus transparent. Alors, tout le monde s’est détourné de ce projet pourtant bien intéressant, très musical, d’un bel impact et vendu peu cher. Hélas, le report en CD de la Pastorale frise la honte.

Ludwig van Beethoven

★★★

English Chamber Orchestra, Michael Tilson Thomas, Sony 5 CD 19439703962