Visé par des allégations d’inconduites sexuelles, Éric Lapointe nie en bloc

Éric Lapointe se trouve déjà devant les tribunaux pour des accusations de voies de fait en lien avec un épisode présumé de violence conjugale.
Photo: Archives Festival d'été de Québec Éric Lapointe se trouve déjà devant les tribunaux pour des accusations de voies de fait en lien avec un épisode présumé de violence conjugale.

Le chanteur Éric Lapointe a été à son tour visé par des allégations d’inconduites sexuelles tard mercredi soir sur une page Facebook. Mais l’artiste a « nié catégoriquement » les gestes allégués jeudi matin.

La dénonciation anonyme fait référence à une histoire qui daterait d’environ dix ans et qui se serait déroulée lors du tournage d’un clip d’Éric Lapointe. Une femme embauchée comme figurante dit avoir eu maille à partir avec le chanteur, qui se serait fait insistant et aurait eu un comportement inapproprié.

Dans un message publié sur sa page Facebook, Éric Lapointe « nie catégoriquement avoir posé les gestes qui [lui] sont reprochés sur la page Facebook Hyènes en jupons ». Le chanteur, qui dit qu’il ne fera aucun commentaire supplémentaire sur le sujet, « encourage cependant les personnes ayant subi des agressions à porter plainte à la police ».

L’ancien gérant de M. Lapointe, l’actuel chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, s’est retrouvé dans la même position mercredi. Face à des allégations publiées en ligne, il a également nié celles-ci en plus d’inciter les victimes « à porter plainte auprès des autorités compétentes ».

Éric Lapointe se trouve déjà devant les tribunaux pour des accusations de voies de fait liées à un épisode présumé de violence conjugale. Son procès devrait avoir lieu à la fin du mois d’octobre.

Au moment où ces lignes étaient écrites, la maison de disques de M. Lapointe, Instinct Musique, n’avait pas réagi. Quant à sa boîte de promotion Roy Turner, elle n’était pas en mesure de faire de commentaires, jeudi.

La récente série de dénonciations se déroule en grande partie sur Instagram et Facebook, où des victimes prennent la parole librement. Dans les derniers jours, Yann Perreau, Alex Nevsky, David Desrosiers, de Simple Plan, Bernard Adamus, Kevin Parent, Obia le Chef et Maybe Watson ont été parmi les musiciens visés par des allégations d’inconduites sexuelles.

Jeudi, la radio universitaire de l’Université de Montréal, CISM, a publié une note sur sa page Facebook au sujet de la question du racisme systémique et de « l’actuelle vague de dénonciations d’abus à caractère sexuel et psychologique ». La station alternative, qui diffuse certains des artistes susmentionnés, a notamment affirmé qu’elle limitera « au meilleur de [ses] connaissances et capacités la mise en ondes et la diffusion d’artistes et autres individus gravitant autour de notre scène qui sont ou seront accusé.e.s de comportements agressifs, de quelque forme de violence qu’ils soient. L’objectif est pour [eux] d’assurer la représentation d’une scène inclusive et sécuritaire et d’ainsi respecter l’intégrité des droits humains ».

La semaine dernière, Safia Nolin avait dénoncé des gestes et des mots déplacés de l’animatrice Maripier Morin.

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