Karl Weigl, Deutsche Staatsphilhar-monie Rheinland Pfalz

Si vous vous intéressez au destin de la musique après Gustav Mahler, qui n’a pas emprunté les chemins de la seconde école de Vienne, il est bon pour vous de connaître le nom de Karl Weigl (1881-1949). Même si ce disque n’est pas pleinement satisfaisant, la présentation de cette parution permet de signaler une série Weigl entreprise par Capriccio. Nous sommes dans la mouvance post-mahlérienne, dans l’obédience Zemlinsky, Schreker, and Korngold, nous dirions même davantage Franz Schmidt pour le côté très chromatique et diffus de l’inspiration. Dans le genre, la 2e Symphonie de Franz Schmidt (version Semyon Bychkov-Philharmonique de Vienne, Sony) et, bien sûr, la 4e (version Mehta) s’imposent. Pour découvrir Karl Weigl, le CD prioritaire est, dans l’interprétation de Thomas Sanderling chez BIS, la Symphonie « Apocalyptique » (n° 5) composée pendant la guerre. Après ce premier contact, on peut approfondir avec ces symphonies qui l’entourent dans des versions qui manquent de « gras » et de générosité dans les épanchements et le grain sonore.  

Karl Weigl

★★★

Classique
Deutsche Staatsphilhar-monie Rheinland Pfalz, Jürgen Bruns, Capriccio C 5385