Welcome to Bobby’s Motel, Pottery

Désormais, postmodernité oblige, on s’illustre dans le rock en sachant savamment assembler les bons éléments de référence, qui diront qui l’on est. Tout ayant déjà été fait, cela en est le symptôme. L’observation ne sert pas à discréditer le quintette montréalais Pottery, qui pond un premier album extatique et frivole, effronté et bon enfant, brillamment arrangé, mais qui provoque les déjà-vu : bourré d’emprunts funk et proto-new wave. Ce sont les oreilles des Talking Heads qui doivent siffler (Hot Heater, et un peu partout en fait) ! Mais aussi celles des DEVO, ESG, XTC, Gang of Four et, dans une branche plus récente, Ought et Parquet Courts. Les derniers, tout particulièrement, surtout dans les chœurs, qu’on ne peut s’empêcher de percevoir comme étant empreints d’une certaine insolence insouciante (Texas Drums Pt. I and II, le climax du lot). Tous les ingrédients sont cuits à point, remarquez, et c’est un joyeux gâteau qui lève. Vous reprendrez bien un peu de cloche à vache avec ça ?

Welcome to Bobby’s Motel

★★★ 1/2
Rock

Pottery, Partisan