Grand Prix, Benjamin Biolay

Il batifolait bossa, le Benjamin, les dernières fois qu’on l’a croisé, un peu touriste, se laissant caresser deux albums durant, Volver d’abord, Palermo Hollywood ensuite. Vient fatalement un moment où il faut revenir : le revoilà donc au bercail de la chanson pop pas chaloupée mais bigrement bien ficelée, à l’experte manière Biolay. C’est moins parlé, plus chanté, ça emprunte à la britpop des années 1990, tout en privilégiant un mixage très franco-français, la voix très à l’avant-plan, les airs pleins d’élan. La thématique F1, inspirée très nommément par le film Grand Prix de John Frankenheimer, évoque une époque où la course avait encore panache et romantisme. C’est peu de dire que le sujet n’est pas à la mode, mais Benjamin Biolay n’a jamais eu rien à cirer des courants et n’en fait qu’à son goût. Et il se trouve qu’il en a, du goût. Son meilleur album depuis La superbe ? Peut-être. Faudra d’autres séances d’essai autour des pistes pour espérer coiffer Michel Vaillant au fil d’arrivée.

Écoutez Vendredi 12

Grand Prix

★★★ 1/2
​Pop

Benjamin Biolay, Polydor / UMG