Peteris Vasks, Vadim Gluzman

Après l’excellent CD du Concerto pour alto avec Maxim Rysanov, BIS récidive avec cette fois un CD encore plus référentiel dans la discographie du compositeur letton Peteris Vasks. Il couple en effet Distant Light, le concerto pour violon et cordes, son œuvre la plus connue et qui compte désormais une dizaine d’enregistrements (cas probablement unique pour une œuvre contemporaine en deux décennies), et le Quatuor avec piano (2000), qui est à notre avis son trésor caché et que nous avions repéré en 2008, couplé avec une œuvre de Brahms, dans un disque confidentiel paru chez Solo Musica. Ce quatuor culmine dans un mouvement intitulé « Chants dramatiques » et nous sommes plus que jamais convaincu qu’il s’agit là, comme nous l’écrivions, de « l’une des plus grandes œuvres de musique de chambre créées depuis le 15e Quatuor de Chostakovitch (1974) ». Par chance, le couplage parfait l’est avec une version de référence de Distant Light, qui bénéficie pleinement de la puissance de l’archet et de l’intensité expressive de Vadim Gluzman qui use d’un vibrato incandescent.

 

Vadim Gluzman joue Distant Light de Peteris Vasks

Peteris Vasks

★★★★★
​Classique

Vadim Gluzman, Hannu Lintu (dir.), artistes divers, BIS 2352 SACD