Cocon, RAMZi

« La mutation est en cours », chuchote Phoebé Guillemot (RAMZi) sur le moelleux dub house en conclusion de Cocon, un nouvel album que nous serions d’abord tentés d’écouter comme le compagnon du Multiquest Niveau 1 : Camouflé, paru en décembre dernier. Le discours écologiste de la compositrice montréalaise lui sert d’engagement social comme de champ lexical nourrissant son univers sonore. Un univers toujours foisonnant de sons de la nature, en harmonie avec les chaleureux paysages synthétiques qu’elle peint sur des rythmiques accueillantes, house confortable, breakbeats colorés (superbes Cœur dodu et Spring emu, plus jungle celle-là). En partie composé en Europe et en Australie au début de l’année alors que la tournée de spectacles était encore permise, Cocon est l’œuvre d’une musicienne motivée par l’idée que le confinement est l’occasion de faire mûrir ses idées — elle présente ce disque « comme un moyen de protection contre le monde extérieur [un] havre de paix soyeux offrant un espace idyllique » à l’éclosion de chansons. La description est très juste.

Cocon

★★★ 1/2
​Électronique

RAMZi, FATi Records