L’épopée pas pire d’Éric Lambert, épître II, Sylvie

Sylvie, c’est un groupe. Sylvie comme dans sylvestre : provenant de la forêt. Ils sont cinq, se sont connus dans le coin de La Minerve, et on les dirait déterrés des années 1970, d’un sol spongieux qui aurait eu pour propriété de les conserver dans l’état. Origine pas moins crédible que leur épique triptyque au pays mythique où se rencontrent psychédélisme, rock progressif et harmonies ensoleillées. Le fait est qu’ils y croient, et que l’on a très envie de les suivre dans cette forêt enchantée où, jadis, les Dionysos et autres jazzeux libres du Québec s’ébattaient en liberté. Leurs morceaux de bravoure rivalisent de circonvolutions réjouissantes, de changements de rythmes joyeusement déconcertants. Les titres le disent éloquemment : Tardigrades, quelqu’un ? Snæffelsjökull, dans le sens de ? Le dernier titre de ce deuxième minialbum, sachez-le, s’intitule Éric Lambert. C’est le héros de l’aventure, comme son nom l’indique. Un roman suivra, paraît-il. J’adore ça.

Écoutez Errer tête à l’envers

L’épopée pas pire d’Éric Lambert, épître II

★★★ 1/2
​Prog

Sylvie, Indépendant