Living In A Ghost Town, The Rolling Stones

En quelques jours — la perfo dans le cadre du concert planétaire One World / Together at Home, le 18 avril, le lancement par le truchement d’iTunes le 23 avril, la fulgurante montée au sommet des classements —, la nouvelle chanson des Rolling Stones est devenue emblématique de la pandémie, résumant l’étrangeté ambiante, le vertige du vide. La comparaison s’impose : c’est Street Fighting Man à l’envers, 52 ans plus tard. La même sensation de bataille collective, mais sans personne dans les rues. Enregistrée en 2019, réécrite sur mesure « en dix minutes » par Mick Jagger, Living in a Ghost Town est aussi, par sa forme même, un révélateur idéal : ça démarre sans démarrer, ça finit sans finir, ça se faufile comme une âme en quête d’un corps, sur un groove simple et efficace qui renvoie aux Stones soulful de la période Black and Blue / Some Girls / Emotional Rescue. Première nouveauté du groupe depuis 2012 (l’apocalyptique Doom and Gloom), c’est une chanson qui ne sait qu’avancer. Avançons donc.

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Living in a Ghost Town

★★★★ 1/2
​Rock

The Rolling Stones, Polydor / Universal