Aporia, Sufjan & Lowell

Vraiment, ça, du new age ? C’est pourtant ainsi que Sufjan Stevens et son beau-père Lowell Brams présentent Aporia, leur première collaboration. Parlons plutôt d’une musique instrumentale beaucoup plus dynamique que ce que laisse entendre l’étiquette « new age » : de la batterie (synthétique et acoustique), du groove, des jeux de tensions-relâchements qui empêcheront quiconque de méditer paisiblement en dévorant ce disque aux harmonies rassurantes, très souvent cinématographique (The Unlimited est un clin d’œil évident à Vangelis) et aux orchestrations captivantes, à défaut d’être véritablement originales. Un ramassis de musiques ambient (Disinheritance), downtempo, de bruitages (Backhanded Cloud, la brève For Raymond Scott) formant un ensemble pourtant cohérent, comme si derrière des ambiances un récit, une fable, essayait d’être racontée. Cachée à la fin du disque, une seule chanson, avec un peu de texte et la voix de Stevens, The Runaround et son rythme qui boite sur fond d’effets dub qui aurait plu au regretté Andrew Weatherall.

Aporia

★★★ 1/2
​New Age

Sufjan & Lowell, Asthmatic Kitty