Mayr, Edna Stern

Johan Simon Mayr (1783-1845), d’origine bavaroise, est plutôt connu sous le patronyme utilisé dans sa patrie d’adoption transalpine : Giovanni Simone Mayr. Très longtemps, son nom n’émergeait qu’en rapport avec son opéra L’amor coniugale, sur le même substrat que Leonore/Fidelio de Beethoven. Désormais, Naxos a révélé de nombreuses œuvres, notamment des compositions où Mayr s’inspire allègrement de Beethoven et d’autres compositeurs. Dans ces deux concertos pour piano, judicieusement choisis par la remarquable Edna Stern, nous avons une inspiration plus « pure », même si bien des manières semblent héritées de Mozart, comme le mouvement à variations au centre du 2e Concerto. Il est intéressant de voir ce contemporain de Beethoven considérer à ce point le concerto pour piano comme un exercice de grâce légère et volubile, directement issu des concertos à vocation plutôt mondaine (K. 414, 415, 416) écrits par Mozart. On n’a ici jamais la profondeur du Mozart tardif, mais une sorte de quintessence du classicisme léger.

Écoutez un mouvement du 1er Concerto pour piano

Mayr

★★★★
​Classique

Edna Stern, Orchestre de chambre d’Ingolstadt, Ruben Gazarian, Ars 38294