Grossière incandescence, Les Martyrs de Marde

C’était en novembre 2018. Coup de cœur francophone battait son plein et l’Esco à demi plein attendait que la musique emplisse l’espace. Une rumeur courait parmi le public : « Il paraît qu’ils donnent un cr** de show eux autres ! » «Eux autres» étant les Martyrs de Marde, quatuor punk de la capitale à l’esthétique indécente, qui articule quelque chose entre un cri hardcore gluant et un théâtre symboliste nihiliste. C’est sur une guitare rêche, façon alternatif années 1990 qu’une voix inquisitrice scande des textes riches d’une critique acerbe et vomissante. De cet EP, deux des sept chansons n’en sont pas : l’ouverture est un manifeste de l’indiscipline (amalgame des textes de la Conspiration dépressionniste dicté par Simon-Pierre Beaudet, auteur de Fuck le monde), la sixième est un texte de la voix de Catherine Dorion, dont on ignore ici si l’on se moque ou l’on encense. Ce blabla empiète sur la musique. Coupez Dorion et donnez-nous plus de cette pesante ascension dont est faite Air de rien.

Grossière incandescence

★★★ 1/2
Punk

Les Martyrs de Marde, Indépendant