Comment ça file à Valleyfile, Massicote

Mine de rien, Massicote — le chanteur, pas l’humoriste — en est à son troisième album. Ça se prend comme les précédents, country ici, folk là, pieuté de rock piéton, québécitude un brin caricaturale mais ne dépassant pas le taux permis de lieux communs dans la balloune. Il y a des chansons qui se lamentent non sans raison (Le cowboy fané, Es-tu perdue comme moi Marie ?), d’autres qui trouvent leur joie envers et contre tout (Une toune d’été, La maison croche). On suit moins quand le Campivallensien se sort le rock du corps : Johnny, Tu restes là à l’endurer, c’est Corbach chez « Zeppline » (comme dirait Fred Fortin), de l’éprouvé un peu éprouvant. Malgré la sincérité de l’ensemble et le titre plutôt bien trouvé, Massicotte risque de passer sous le radar encore une fois, homologué sans plus, estampillé bon pour les premières parties de Kaïn ou Bleu Jeans Bleu dans les festivals. Ce qui n’est pas déshonorant. Il en faut, des artistes dans la digne moyenne, pour se rendre au printemps.
 

Massicote — Le Cowboys Fané

Comment ça file à Valleyfile

★★★
Rock

Massicote, Indépendant