Have We Met, Destroyer

Après une douzaine d’albums et plus de vingt ans de carrière, Dan Bejar procède à un ménage au sein de son groupe Destroyer, devenu un trio pour cet envoûtant Have We Met. Certes, il n’a jamais hésité à explorer de nouvelles sonorités d’album en album, et à cet égard ce nouveau disque plus synthétique, new wave (et quasi ambient sur les magnifiques The Television Music Supervisor et foolssong !) passerait comme la suite logique du précédent ken (2017), qui trempait déjà le gros orteil dans les groovesdance synthétiques, mais en tentant de retrouver la puissance évocatrice de l’impeccable Kaputt (2011). Sur le plan des orchestrations, ce dépouillement provoqué par les instruments électroniques sied joliment à la voix « croassante » et à la prosodie soignée de Bejar et met l’accent sur son élégante plume, confirmant, pour peu que ce soit encore nécessaire, que le Vancouvérois demeure l’un des plus puissants auteurs-compositeurs-interprètes canadiens de sa génération.

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Have We Met

★★★★
Pop

Destroyer, Merge