Ludwig van Beethoven, Quatuor Miró

Alors que la salle Bourgie présente tous les quatuors à cordes de Beethoven, voici une nouvelle intégrale captée en 2004 (op. 18), en 2012 (op. 59) et entre 2015 et 2019 dans quatre endroits par un même ingénieur de son. Après des débuts impressionnants, l’aura des Miró a quelque peu pâli. L’Opus 18 de 2004, avec Sandy Yamamoto au 2e violon, montre qu’alors déjà dans Beethoven il y avait mieux. Sur le créneau hédoniste, par exemple, avec les Emerson et l’intégrale des Tokyo vendue à petit prix par RCA. En mordant et en finesse, les Artemis (référence moderne, Erato), les Takács (Decca) et même les Belcea l’emportent facilement (appassionato du 2e mouvement de l’Opus 18 no 1, allegros en général). L’Opus 59 est assez unidimensionnel, un côté compact et terne qui handicape très sérieusement « Harpe » et « Serioso ». Les ultimes quatuors nous mettent dans une ambiance plus proche. Mais là aussi, à l’image de l’Opus 127, le dernier enregistré, la richesse harmonique des Artemis est nettement supérieure. Une grande déception.

Écoutez Les Quatuors à cordes (intégrale)

Ludwig van Beethoven

★★ 1/2
Classique

Les quatuors à cordes (intégrale), Quatuor Miró, Pentatone, 8 CD, PTC 5186 827