Lonely Walk, Lonely Walk

L’année 2020 sera goth ou ne sera pas. Anxiété généralisée, cataclysme climatique approchant, nouvelles dictatures, surveillance exacerbée… Tous les ingrédients sont là pour que l’on assiste soit à un vaste mouvement de conversion à une spiritualité New Age quelconque, soit à une messe noire globale qui fera de nous tous et toutes des vampires. Les Bordelais de Lonely Walk — la France want to pogne, c’est bien connu — ont opté pour la deuxième option. Après Teen (2015), plus hachuré, façon Magazine disons, le quintette plonge quatre ans plus tard dans une complète allégeance coldwave fantomatique avec des synthés en cascades (Compulsive Behavior), des paroles comme « Lost in silence » et une facture visuelle d’une intensité glauque (la photo est tirée d’une manif des gilets jaunes à Bordeaux). À la première écoute, on croit rencontrer des fanatiques lambda de Peter Murphy, ou des amoureux du premier des Horrors (Look at Yourself). Lonely Walk est toutefois plus contemporain qu’il n’y paraît. Tout est dans les bridges.


 

Lonely Walk

★★★ 1/2

Lonely Walk, Permafrost