Antonio Vivaldi, Marianne Beate Kielland

Juditha triumphans, partition vénitienne de 1716, est le seul oratorio de Vivaldi ayant survécu. Le récit biblique de la courageuse Judith décapitant le général envahisseur Holopherne était alors pour Vivaldi une métaphore de la résistance de Venise aux Turcs. Ce concert capté à la Philharmonie de Paris (réverbération conséquente) débute par des mouvements de concerto où s’illustre médiocrement le violoniste Manfredo Kraemer. Cela donne relativement le ton de la suite, qui n’est pas du niveau auquel Jordi Savall nous a habitués. Les critiques européens ont fait grand cas de Marianne Beate Kielland en Judith. Non seulement il n’y a pas de quoi fouetter un chat, mais le reste de la distribution est très moyenne (toutes les chanteuses, mais surtout Lucía Martín–Cartón en Abra) et Savall est peu inspiré. Les références restent donc De Marchi (Naïve) et, de très loin, mais en téléchargement et en écoute en continu seulement, une glorieuse version de Diego Fasolis avec Sara Mingardo, Roberta Invernizzi et Guillemette Laurens (RTSI Mltimedia, 2007).


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Antonio Vivaldi

★★ 1/2
Classique

Marianne Beate Kielland, Jordi Savall, Alia Vox 2 SACD AVSA 9935