Adorable, Les Ticky Jones

Non sans fondement, le lieu commun. Si l’on dit et redit que le country, c’est trois accords et la vérité, il n’y a qu’à écouter les Ticky Jones pour confirmer une fois de plus le cliché. C’est vrai jusqu’à la page des remerciements du livret d’Adorable. Jugez plutôt. Sous l’intertitre « Inspirations », cette liste : « Les Cowboys Fringants, Big and Rich, Chris Stapleton, Alan Jackson, Little Big Town. » Tout est là, sur la table. Et c’est exactement ce que les quatre singer-songwriters et musiciennes proposent : du country sans chiqué ni ambition de réinvention, en français dans le texte, avec du violon dans l’équation et des personnages bien typés (dont M. Pacemaker ; c’est le côté Fringants). Un cinquième album pas différent des précédents, vlan dans les dents : redoutable efficacité, bonne humeur générale, saines colères et coups de blues, zéro prétention, sans-gêne réjouissant. Il y a même une chanson de Félix, qui roule comme du Dixie Chicks. Et deux minutes d’excès de vitesse pour finir. Ouaip.

Écoutez Les 100 000 façons de tuer un homme

Adorable

★★★
Country

Les Ticky Jones, Studio ML