20 ans d’une pas pire épopée, Daniel Boucher

Huit « grosses tounes » pour « 20 ans d’une pas pire épopée », c’est peu, n’est-il point ? C’est tout ce qu’un elpé (LP, comme dans long-playing) peut prendre, ô dépit. Et pourquoi pas une patente à deux pans, sapristi, un double album pour tout dire ? Pensez qu’on s’est passé de Deviens-tu c’que t’a voulu ? C’est pourtant LA question à laquelle répond cette ponction du corpus, cette compilation pas piteuse : pertinence partout. Daniel Boucher s’est inventé une langue, profusion d’expressions décomplexées, de néologismes épatants, posée sur des musiques imparables, autant les pétarades que les petits bruitages. Payante ou pas payante, la huitaine privilégiée le répète à perpette : c’est le pied, du Boucher. La désise autant qu’Embarques-tu, La patente autant que Le soleil est parti. La p’tite dernière, la plus-value de l’opération, qui s’appelle opportunément Les gâteaux de fête, proclame la suite à pleins poumons : « On aura des soleil, on aura des tempêêêêtes ! »

20 ans d’une pas pire épopée

★★★★
Compilation

Daniel Boucher, Boucane bleue