Si on y allait, Patrick Norman

Ce cher Pat. C’est un gamin, tout fier septuagénaire soit-il. Dame ! Il s’est offert Nashville, et il trépigne : dans le livret, sur deux pages, il pose très exactement de la même façon avec chacun des musiciens. Ils se prêtent au manège, ces champions, Dan Dugmore l’as de la pedal steel, Lonnie Wilson le batteur ; tous sourient gentiment, alors que Pat, invariablement, irradie. Cela se voit et cela s’entend, autant dans les six reprises que dans les six nouveautés : le groove souple de T’aimer quand même, la prise de son des guitares acoustiques (dans La vie est bonne, par exemple, ou La guitare de Jérémie) ; tout le ravit. Et comme il chante aussi bien que feu Glen Campbell, jamais il ne semble parachuté parmi ces « guns for hire ». C’est sa bonne place. La version elvissienne de Mon cœur est à toi, le twang dans Say You’ll Stay, le duo avec sa compagne ; tous les voeux sont exaucés. Y compris le nôtre : dans son rêve éveillé de Nashville, nous sommes du voyage.
 

Patrick Norman - Say You’ll Stay

Si on y allait

★★★ 1/2
Country

Patrick Norman, Gestions Patrick Norman