Paradis artificiel, Paradis artificiel

Emballant projet que celui de la compositrice électro Ouri (Ourielle Auvé), de la chanteuse et compositrice Odile Myrtil et du multi-instrumentiste Victor Bongiovanni qui, sous le nom de groupe Paradis artificiel, lance à compte d’auteur un premier album séduisant. Entre shoegaze, dream pop et musique ambient, le trio marie à merveille les guitares électriques langoureuses et les synthétiseurs brumeux. Sous ces couches d’harmonies et à travers l’écho se cachent toutefois de belles, et parfois douloureuses, chansons, de la minimaliste I Don’t Mind en ouverture jusqu’à la superbe et charnelle Frenemy en fin de disque. Or, la démarche de Paradis artificiel est autant un exercice d’écriture qu’un trip d’expérimentations sonores, alors que les mélodies se dissolvent lentement dans des brouillards sonores — à écouter les sept captivantes minutes de Never Over, on croirait d’ailleurs découvrir une inédite de Burial, le grain dans le son, la basse charriant la mélodie. Une des belles surprises locales de l’automne.

Paradis artificiel

★★★★
Expérimental

Paradis artificiel, indépendant