Johnny, Johnny Hallyday + London Symphony Orchestra Panthéon

Répréhensible. Rageant. Irrecevable. Et immensément populaire, qu’y faire ? Cette exhumation d’idole, rhabillage symphonico-ronflonflon d’immortelles qui s’en passaient fort bien merci, fait recette. Le petit mois de délai entre la sortie européenne et la sortie canadienne permet de donner un chiffre : on en est à un quart de million d’exemplaires… physiques ! De quoi régler l’armée d’avocats de la veuve Laeticia. Ça nous dit quoi, cette ruée ? Que Johnny, c’est Johnny, et que le deuil reste à faire : on l’aime et on le veut, fût-ce empaillé debout avec des cordes de violons. Prises de voix isolées à partir de spectacles ou de chutes de sessions (par le réalisateur nécrophage Yvan Cassar aux studios Labomatic…), revoilà Johnny sans Johnny qui pousse la note à la Johnny, et l’étrangeté de l’affaire est qu’en aucun moment l’orchestre rouleau compresseur ne parvient à l’enterrer. Sorte de pied de nez d’outre-tombe : a cappella, ça aurait cartonné autant.

Écoutez Diego, libre dans sa tête

Johnny

Réenregistrements

Johnny Hallyday + London Symphony Orchestra Panthéon / Universal