Hyperspace, Beck

C’est une habitude chez Beck, alterner entre album pop rythmé, tel que le Colours d’il y a deux ans, et collection de chansons plus douces et introspectives, telles que celles qui composent ce Hyperspace. Surprise !, au lieu de coucher sa voix plaintive sur de belles guitares folk comme il l’avait fait sur l’avant-dernier, Morning Phase (2014), le Californien se lamente cette fois dans l’électro-pop avec l’aide du coréalisateur et collaborateur à l’écriture Pharrell Williams qui, n’insistant pas trop sur les rythmiques rap, confine plutôt Beck dans une pop-néo-R&B qui ne le sert pas très bien. D’autant plus que sur le plan de l’écriture, ces dix nouvelles chansons ne sont pas particulièrement ravissantes : il y a certes la belle See Through, mais elle est noyée dans des incongruités comme la pop-électro à guitare Die Waiting (que Taylor Swift aurait pu chanter…) et autres poussifs et racoleurs refrains auxquels l’estimé musicien ne nous avait pas habitués. La qualité de l’enregistrement est cependant impeccable, comme si on avait tenté de polir le plus possible ces ternes chansons...

Écoutez Uneventful Days

Hyperspace

★★★
Pop

Beck, Capitol Records