Schubert, Gerald Finley

Le retour de Gerald Finley à Montréal, après onze ans d’absence, grâce à la Société d’art vocal, a été salué par un prix Opus du concert de l’année. Le baryton canadien reviendra le 20 mars 2020 à la Maison symphonique, invité par l’OSM et Pro Musica. Après son Voyage d’hiver en 2015, le revoilà au disque dans Schubert. Le Chant du cygne, qui n’est pas un vrai cycle mais une collection des dernières mélodies de Schubert, est intelligemment couplé aux Quatre chants sérieux de Brahms, les « dernières paroles » mélodiques de Brahms. Le tempérament dramatique de Gerald Finley est employé de façon optimale dans les lieder sur les sublimes textes de Heinrich Heine. Der Atlas ou Der Doppelgänger, désolé, tragique et patient, ont la parfaite noirceur avec une superbe densité vocale, alors que l’ultime lied, Die Taubenpost (texte de Seidl), est baigné d’une tendre nostalgie. La gravité de Finley est parfaitement en phase avec les Chant sérieux de Brahms. Mais, la voix s’assombrissant, à sa place, nous n’attendrions pas quatre années pour graver La belle meunière...

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Schubert

★★★★ 1/2
Classique

Le chant du cygne, Brahms : Quatre chants sérieux, Hyperion, CDA 68288