Phosphorescent, Debate Club

Oh, super. Un groupe composé de quatre jeunes hommes qui jouent de la guitare et portent la tuque. Original. Enfin, c’est vieux comme la pop, mais depuis le succès de Corridor, il y a comme un moule. Oui oui, sauver le rock d’ici, quelle belle idée, encore faut-il un peu innover. Attention : le premier disque de Debate Club n’est pas un échec total. Ses mélodies lo-figarage-slackerrock efficaces nous téléportent assez vite à la plage ou au skatepark. Le groupe s’inspire de piliers du genre, comme les Black Lips (Rabbit Hole), les Dead Ghosts ou les Growlers (Water Bodies). Un peu comme une version plus nette et moins drôle des Marinellis (que sont-ils devenus, hein ?) Après quelques sautillements de quasi-pogo sur le premier simple, Feeling Good, on se rassoit toutefois gentiment. Phosphorescent aurait pu être un album intéressant si son accouchement n’avait pas fait l’objet d’un si perceptible désir d’être compris, de s’inscrire dans un courant.

Phosphorescent

★★
Stoner rock

Debate Club, Michel Records