All Mirrors, Angel Olsen

C’est à cet instant précis, à la soixante-dix-neuvième seconde de la première chanson, Lark, lorsque le tambour tonne et que la voix d’Olsen s’envole une octave plus haut, qu’Angel Olsen nous attrape par les tripes et nous garde fermement jusqu’à la dernière chanson. Ce quatrième album est fabuleusement écrit, le texte riche et les mélodies envoûtantes. Il est surtout audacieusement habillé, l’auteure-compositrice-interprète osant ici se réinventer à travers des orchestrations de cordes étonnantes, parfois même dissonantes, sur les épiques Lark, All Mirrors et Too Easy en ouverture, jusqu’à la finale Chance que Nat King Cole ou Frank Sinatra auraient pu chanter en studio avec Nelson Riddle. Entre ces perles, quelques incursions dans une chanson empruntant à la new wave une rythmique et des timbres de synthétiseurs. Olsen explore aussi les possibilités de sa propre voix, puissante et tranchante lorsqu’elle pousse la note sur Lark, susurrée sur l’enfumée New Love Cassette et la cinématographique Impasse. 

Écoutez Lark

All Mirrors

★★★★
Rock

Angel Olsen, Jagjagwar