Free, Iggy Pop

Libre ? Iggy Pop a-t-il jamais été confiné ? Bien sûr que non. Lire : champ libre. Lou Reed mort, il peut relire son We Are the People sans se gêner d’y accoler une musique jazzy atmosphérique. David Bowie parti, sa belle voix basse peut résonner davidesque sans ambages dans Loves Missing. Rien ni personne n’empêchent désormais le gars des Stooges de régner. S’offrir un groove dansant dans une chanson intitulée James Bond ? Il l’ose, et c’est irrésistible. Lire du Dylan Thomas ? Permis aussi. S’entourer des cuivres de Levon Thomas et du « guitarscape » de Noveller et presque rien d’autre ? Idéal pour la création de ce 18e album sans compromis mais combien séduisant. La voix a tant d’espace que le crooner aux mille cicatrices est souveraine dans tous les registres, qu’il caresse, égratigne, gronde ou grince. Effet libérateur garanti. On sort de l’écoute en voulant très fort s’affranchir, se choisir, s’assumer, voire se mêler du sort de l’humanité. Mot d’ordre entendu : « Save the day, baby ! »

Écoutez James Bond par Iggy Pop

 

Free

★★★★ 1/2
Rock inclassable

Iggy Pop, Thousand Miles / Concord